Tout d'abord, meilleurs voeux 2011 aux visiteurs du site, clients, intéressés, entrepreneurs de ma coopérative ou tout simplement venus par surprise par les moteurs de recherche.
Avant de foncer dans 2011, je regarde un peu dans le rétroviseur pour voir ce que 2010 a apporté, à Esprimot.
Voici que je retire de tous mes contacts clientèles, prestations, rédaction, discussions avec collègues, lectures, ateliers animés en matière de communication et réalisations.
Je les note sous forme de deux conseils principaux.
En matière de projet ou de cheminement professionnel, lorsque nous sommes amenés à communiquer, notamment par écrit :
> le regard des autres et leurs avis, leur recul sont extrêmement enrichissants
C'est ce que j'apporte à mes clients, un recul, un regard extérieur, quand ils ne voient plus d'issue face à leur papier et ordinateur et que les proches sollicités ne sont pas disposés (ou compétents) pour rédiger.
Lorsque mes clients montrent les écrits finalisés ensemble à des cabinets de recrutement, leurs amis, leurs proches et autres regards, je n'en suis pas offusquée mais je tiens toujours compte des éventuelles remarques pour encore affiner, modifier.
De plus, cela permet aux clients en-dehors de modifications mineures de la rédaction, de récolter des avis supplémentaires sur leur profil, d'obtenir des renseignements spécifiques sur comment leur CV peut être interprété selon un autre type d'entreprise ou même de secteur ! Chaque domaine a un peu ses préférences. Je peux donc être amené à créer 2 ou 3 CV dérivés du premier pour encore plus d'adaptation, mais les bases sont déjà là. Quand on est adepte du sur mesure, c'est normal !
> halte aux complexes !
En matière de communication professionnelle, de CV, de plaquettes, de site Internet, d'emploi, beaucoup d'articles sortent actuellement pour donner moults conseils de présentation des informations, si bien qu'on peut se sentir perdu.
Il faut donc à la fois avoir une carrière rectiligne, sans "trous", être rassurant et monter de grade à chaque fois. Il faut aussi être stable, prouver qu'on a fait ses preuves en restant longtemps dans un secteur, qu'on maîtrise.
Mais il faudrait aussi à la fois, montrer que nous nous adaptons, que nous sommes curieux, que nous avons bougé, changé de structure, que nous avons pris des risques.
Que nous sommes passionnés, impliqués, avons des centres d'intérêt, mais pas trop car il faut aussi pouvoir montrer qu'on peut s'insérer harmonieusement dans une structure, dans sa culture et interagir avec les autres, sans être un électron libre.
Que nous savons prendre des initiatives mais que nous savons aussi écouter et appliquer des orientations hiérarchiques.
Ces éléments peuvent sembler contradictoires, et on peut se dire qu'il nous manque toujours quelque chose.
Et puis, ne parlons pas des complexes donnés par certains médias, qui conduisent à de véritables croyances, qui en deviennent réelles. Les jeunes qui démarrent, les seniors, les handicapés, les femmes en âge d'avoir des enfants, celles qui en ont, ceux qui n'habitent pas le bon quartier, ont un nom d'origine étrangère...
Ceux-là devraient prouver encore plus de choses ? Le risque c'est d'intégrer tous ces complexes, et du coup de vouloir compenser son "infériorité" supposée, dans la rédaction.
Les complexes se voient à l'écrit comme à l'oral. Du coup, ils sont intériorisés (intégrés dans l'esprit), et s'ils étaient faux pour votre cas, ils peuvent devenir vrais.
Si un complexe se voit dans un écrit (car on a mis son âge, car on a mis tous ses résultats de vente, car on a rempli le CV pour tout dire, car on a changé les dates, car on a mis un titre ronflant, ou au contraire qu'on a rendu son CV ou sa lettre insipide pour rassurer, qu'on a bien répété un peu trop de fois qu'on était "disponible"), le risque est d'attirer justement des recruteurs qui vont prendre la perche tendue pour en demander toujours plus à la personne, ou lui faire baisser ses prétentions (type de contrat, salaire) ce qui en retour diminue encore la confiance en soi ou décourage.
L'autre risque est de passer à côté des recruteurs qui vous correspondent vraiment, qui regardent ce que vous pouvez vraiment apporter, du poste que vous voulez... Ils seront passés à côté de votre CV, quel dommage !
S'il y a une personne comme vous, il y a forcément un recruteur comme vous, non ? Il faut le trouver et lui adresser le bon message.
Quand on regarde toutes ces notions à faire passer dans un CV, si on se place uniquement dans le cadre des fonctions / expériences professionnelles / dates / types de contrat, on peut se dire qu'on n'arrivera jamais à faire passer tout ça, dans un CV de type document administratif modèle. Et en effet, comment calibrer et standardiser une vie professionnelle, forcément mouvementée puisque basée sur une vie humaine ?
Mon parti pris est de partir des compétences et qualités de la personne, des points forts de son parcours (il y en a toujours) de ses atouts, et de les révéler dans un texte, pas de mettre en avant des complexes ou ce qu'il manquerait !
Cela peut passer par plein de petits détails et astuces, tant dans la mise en forme, que du choix des centres d'intérêt, de la forme chronologique ou thématique, du style de la police, de la mise en avant d'un résultat ou plutôt d'un contexte, de la formule.
A chaque mot, espacement, titre, terme, se poser la question :
"Pourquoi je mets cette information ? Qu'est-ce qu'elle dit de moi ?" pour regarder le verre à moitié plein plutôt que vide, et surtout avancer !
Ce sont les questions que je fais se poser à mes clients quand je travaille sur la conception et la rédaction, une sorte de cheminement involontaire mais pour moi nécessaire pour aboutir à un document attractif, authentique et personnalisé.
Bonne année 2011 !
